La Bible, un livre d’exception

La Bible fait partie du patrimoine de l’humanité. Beaucoup le considèrent comme le Livre des livres, pour la richesse de son enseignement, de l’histoire et des révélations qu’elle véhicule. En effet, bien que la Bible soit l’un des plus vieux livres en circulation, c’est encore le livre le plus répandu, le plus traduit, le plus vendu et probablement le plus lu au monde. Pourquoi ?

LA BIBLE, UNE ANTIQUITÉ

Le terme bible provient de la racine grecque ta biblia, un nom au pluriel qui signifie les livres. La Bible est donc une collection de plusieurs livres rassemblés en un seul ouvrage. La Bible est un livre qui suscite la considération et le respect. Walter Scott en parle comme étant Le Livre. La Bible est le trésor de la spiritualité d’Israël et le livre de référence de tous les chrétiens. La Bible est formée de deux « collections » de livres. La première rassemble les écrits sacrés du judaïsme et se nomme l’Ancien Testament; elle contient trois parties distinctes (nous indiquons la classification hébraïque reprise par la TOB et non celle des Bibles protestantes ou catholiques qui se conforment à la Septante (LXX), la plus ancienne version grecque de l’Ancien Testament) :

  • la Torah, ou Pentateuque, est composée de cinq livres attribués à Moïse qui révèlent l’existence d’un Dieu créateur et libérateur, d’un Dieu qui aime son peuple et qui se soucie de la vie de chaque homme. Cette section est fondamentale pour la foi juive.
  • les Prophètes, ou Nevi’im, sont des livres qui racontent l’histoire du peuple d’Israël depuis la conquête de la terre promise au temps de Josué, jusqu’à la prise de Jérusalem par les Babyloniens sous l’empereur Nabuchodonosor. Ce sont également des livres d’oracles et de discours dans lesquels Dieu révèle sa volonté par l’intermédiaire de ses porte-parole.
  • les Ecrits, ou Ketouvim, regroupent tous les autres livres qui ont trait à la piété, à la sagesse et à l’histoire d’Israël, dont les plus connus sont les Psaumes et les Proverbes.

Tous ces livres ont été écrits en hébreu, exceptés quelques passages en araméen. Ils ont été rassemblés progressivement et l’ensemble fut considéré comme complet entre le 4e et le 3e siècle avant notre ère. La deuxième collection est appelée Nouveau Testament ; elle réunit les écrits sacrés propres au christianisme et se divise également en trois parties :

  • les Evangiles et les Actes des apôtres : ils retracent la vie de Jésus et de ses premiers disciples puis l’histoire de la fondation de l’Eglise chrétienne.
  • les Epîtres : ce sont des lettres écrites par des apôtres tels que Paul, Pierre, Jacques ou Jean, adressées soit à des communautés, soit à des individus, afin de les aider à vivre leur foi chrétienne selon l’enseignement de Jésus.
  • l’Apocalypse, ou Révélation : le livre de la fin des temps et du jugement dernier, souvent mal compris et interprété, un livre certes difficile mais qui contient de nombreuses vérités pour notre temps. Etymologiquement, calypse signifie rideau et apo est un préfixe qui donne une idée d’éloignement. L’apocalypse est donc un livre de révélations, il « ouvre le rideau » sur les réalités de l’histoire humaine et de notre époque. En effet, les visions imagées qu’il contient expliquent le ministère de Jésus depuis son ascension jusqu’à l’établissement définitif de son règne.

Tous ces livres du Nouveau Testament ont été rédigés en grec. Rassemblés progrès- sivement entre le 2e et le 4e siècle de notre ère, ils forment une collection d’écrits de référence pour l’Eglise chrétienne.

LA BIBLE, UN LIVRE D’AVANT-GARDE

La Bible, nous l’avons vu, est une antiquité : ses pages les plus anciennes ont été écrites vers le 15e siècle av. J.-C. (le Pentateuque) quant aux plus récentes, elles datent du 1er siècle de notre ère (l’Apocalypse de Jean). Il n’empêche que la collection des livres de l’Ancien Testament est toujours considérée par les Juifs et les chrétiens comme Parole de Dieu. Il en est de même, aux yeux des chrétiens, pour la deuxième collection, celle des livres du Nouveau Testament.

Autrement dit, la foi juive et chrétienne estime que Dieu s’est révélé aux hommes et que cette révélation divine est à l’origine de la Bible. En conséquence, Dieu aurait choisi de se faire connaître par l’intermédiaire de cette petite bibliothèque hors du commun. Les caractéristiques des écrits bibliques peuvent-elles fonder et justifier une telle foi ? Les livres de la Bible sont-ils différents des autres ? La Bible a-t-elle une importance pour moi ? Ce vieil ouvrage est-il en rapport avec ma vie ? Notre réponse à ces questions est « oui » ! Pour de nombreux chrétiens, la Bible n’a pas vieilli, bien au contraire : elle se présente comme un livre pour aujourd’hui, et même comme un ouvrage d’avant-garde.

Avancer d’emblée l’argument de l’inspiration biblique provoque généralement quelques réticences. Dans un premier temps, nous nous contenterons donc de relever sept caractéristiques qui nous incitent fortement à regarder la Bible comme un livre exceptionnel et parfaitement digne de foi. Bien qu’anciens, les textes de la Bible sont hautement dignes de confiance. Jean-Claude Verrecchia affirme avec raison qu’« aucune œuvre de la littérature classique, qu’elle soit grecque ou latine, n’est aussi bien attestée que la Bible » (La Bible, mode d’emploi, p. 18- 19).

Les découvertes archéologiques et, en particulier, celle des manuscrits de la mer Morte en 1947, nous prouvent que la Bible nous est parvenue dans un état de fiabilité remarquable. Qui plus est, le travail des spécialistes de la critique textuelle confirme la qualité du texte biblique avec brio. La multiplicité des documents dont nous disposons actuellement (quelque vingt mille copies en tout, certaines quasi intégrales, d’autres très fragmentaires) ne trahissent aucune divergence significative de sens. Permanence On prétend que Voltaire affirmait, à son époque, que la Bible serait bientôt une pièce de musée.

Aujourd’hui, la Bible est le best-seller de l’édition internationale : c’est le livre le plus diffusé sur Terre. Il se vend à peu près trente millions de Bibles par an dans le monde. Un bon tirage de librairie (un prix Goncourt, par exemple) peut avoisiner les trois cent mille exemplaires, mais cela reste encore exceptionnel. La Bible est donc à l’origine d’un phénomène incomparable dans l’histoire de l’édition. Elle est aussi le livre le plus traduit, imprimée en quelque 350 langues différentes. Si l’on tient compte des traductions de portions de la Bible, il faut encore y ajouter plus de 2000 dialectes !

La Bible occupe donc une position incomparable : en ce 21e siècle, elle reste le livre le plus pertinent de la planète. L’être humain est incapable de faire des prédictions fiables. En effet, les probabilités de succès des prédictions humaines sont les mêmes que celles du hasard ! Or la Bible contient de très nombreuses prédictions énoncées dans un langage clair, qui se sont déjà réalisées. Prenons un seul exemple : dans la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C., le prophète Ésaïe, sous l’inspiration divine, annonce que la ville de Babylone, célèbre cité de Mésopotamie, sera vaincue et tombera sous les assauts du royaume Mède et Perse (voir Ésaïe 21:1-10).

Dans un premier temps, cette prédiction semble contredite par l’histoire, puisque le royaume de Babylone, au contraire, prend beaucoup d’ampleur, aux VIIe et VIe siècles, sous la conduite de Nabopolassar et surtout de Nebucadnetsar (le fameux Nabuchodonosor). Pourtant, en 539 av. J.-C., la ville fortifiée de Babylone, l’une des merveilles du monde antique, réputée imprenable, tombe sans coup férir entre les mains de Cyrus, roi des Mèdes et des Perses, exactement comme Ésaïe et le prophète Jérémie après lui (ch.51) l’avaient annoncé.

Bien sûr, on pourrait parler d’un bienheureux hasard, mais il y a de quoi s’interroger lorsque l’on constate que le nombre de prophéties bibliques déjà accomplies se compte par dizaines. Objectivité Les violences, qui souvent choquent le lecteur, n’ont pas été gommées. En lisant la Bible, on est amené à se poser la question suivante : « Pourquoi tant de violence, de guerre et de brutalité ? »

Cela provient du fait que les écrivains bibliques ont souhaité décrire la réalité telle qu’elle est vraiment, et non la farder pour la rendre plus supportable. Aussi l’historiographie biblique ne cherche-t-elle pas à masquer les échecs et les défauts de ses « héros » : elle fait figurer les rois les plus mesquins et relate les méfaits les plus insignifiants, comme les actes les plus vils, de ceux qu’elle honore. Nous pouvons citer l’exemple du roi David : il est présenté comme « un homme selon le cœur de Dieu ». Or David a convoité, David a commis l’adultère et David a tué ! Et ses actes sont sévèrement.

L’objectivité pure n’existe pas, mais la Bible est objective dans le sens où elle critique ce qui ne va pas, même chez les hommes et les femmes attachés à Dieu. Elle nous enseigne que les échecs sont des leçons qui servent au bien des hommes. Dans toute l’histoire de l’Antiquité, une telle objectivité est exceptionnelle. Anti-mythologie Souvent accusée d’être bourrée de légendes et de mythes, la Bible est au contraire un anti- mythe, dans ce sens qu’elle prend systématiquement le contre-pied des nombreuses mythologies antiques. Prenons par exemple le récit de la création : il nous enseigne que les astres ont été créés par Dieu.

Aucune puissance ne leur est conférée : ce ne sont ni des divinités, ni les représentants des dieux, mais des lampes plus ou moins grosses dont la fonction principale est de mesurer le temps qui passe. Or toutes les peuplades de l’époque croyaient que les astres étaient de nature divine ou cherchaient dans le mouvement des étoiles une prédiction de l’avenir (une habitude qui n’a malheureusement pas disparu !). La Bible, elle, nous révèle qu’ils ne sont que des « objets’ fabriqués par Dieu ». Seule, parmi les nombreuses religions de l’antiquité, la religion de la Bible affirmait l’existence d’un Dieu unique (et non pas d’une multitude de divinités en conflit permanent), créateur transcendant qui ne pouvait être représenté par aucune image ou représentation concrète (à l’inverse de toutes les idoles païennes). À plus d’un titre, la Bible est donc un livre avant-gardiste.

La Bible fut écrite par une quarantaine d’écrivains très différents les uns des autres : Moïse fut élevé à la cour du Pharaon, Salomon était roi, Amos vacher, Daniel haut fonctionnaire des Empires babyloniens et perses, et Jérémie fils de prêtre. Parmi les auteurs de la Bible se trouvent encore des pêcheurs, un médecin, un docteur de la loi et un péager. Grâce à cette diversité de personnages, à laquelle il faut ajouter une grande diversité de styles, de genres littéraires, d’époques et de lieux, la Bible est à même de parler à tous types de personnes.

Cette étonnante diversité révèle une profonde unité qui se lit sur toutes les pages de la Bible : elles témoignent d’un Dieu souverain qui aime profondément les hommes, qui désire les rencontrer, les libérer du péché et de la mort, et leur offrir un bonheur éternel. Bien que la rédaction de la Bible s’étende sur quinze siècles, tous ses auteurs ont une conception foncièrement identique de l’homme et de Dieu. Pour se rendre compte du caractère exceptionnel et unique d’une telle observation, il suffit de se reporter à l’anthropologie de la littérature française et de constater les innombrables divergences de point de vue sur le sujet.

La Bible fait donc preuve d’une unité impressionnante et sans aucun doute Des milliers de personnes, issues d’époques et de cultures fort différentes, affirment que leur vie a été complètement transformée grâce à la lecture de la Bible. Beaucoup ont abandonné une vie dissolue menée dans la drogue, la débauche, la violence et même le crime pour devenir des gens aimables et serviables. Certains sont allés jusqu’à offrir leur vie pour venir en aide aux autres et leurs noms restent gravés dans les mémoires, comme des hommes et des femmes remarquables Un seul exemple sera probant.

Un homme, un français né en Bretagne, est condamné au bagne peu avant la deuxième guerre mondiale. Fils d’un père alcoolique, son enfance fut malheureuse et il ne tarda pas à sombrer dans la délinquance. A la suite de nombreux actes illicites, il fut condamné à plusieurs reprises, mais il récidiva jusqu’à être finalement condamné au bagne, à Cayenne. La deuxième guerre mondiale fut déclarée et les transferts de prisonniers aussitôt suspendus. Dans sa prison, cet homme assista sans aucun intérêt à un office religieux.

A la fin de la cérémonie, l’aumônier protestant offrit un Nouveau Testament à chaque homme présent. Après avoir méprisé cet ouvrage, il s’efforça finalement de le lire. La vie de cette personne fut bouleversée : il changea complètement d’attitude envers les gardiens et les autres détenus. Son comportement lui valu finalement d’être libéré de prison à la fin de la guerre. Aujourd’hui, cet homme distribue des Bibles aux prisonniers, sans explications, sans faire de prosélytisme. La transformation qu’il a vécue ne s’est opérée que par la lecture de la Bible !

LA BIBLE, UN LIVRE À VIVRE

Quel que soit l’intérêt culturel, historique, littéraire ou même religieux de la Bible, sa véritable raison d’être est ailleurs. Dieu a suscité ce livre afin de favoriser une rencontre, celle du lecteur avec le Vivant, le Sauveur de l’homme. L’apôtre Paul, héros du christianisme primitif, rappelle en ces termes le projet de l’Inspirateur de la Bible à son jeune ami Timothée : « Toi, reste attaché à ce que tu as appris, et qui est l’objet de ta foi; tu sais de qui tu l’as appris : depuis ton enfance, tu connais les Écrits sacrés; ils peuvent te donner la sagesse en vue du salut par la foi en Christ-Jésus. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne. » 2 Timothée 3:14-17 Retenons les quatre verbes qui expriment le dessein de Dieu à travers l’inspiration des Saintes Écritures : Enseigner À travers la Bible, Dieu veut communiquer aux hommes les points de repère indispensables pour comprendre le sens de l’existence et le ‘pourquoi’ de notre monde. Qui sommes-nous ? Qui est Dieu ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Comment trouver le chemin de la vie ? Et le mal ? Et la souffrance ? La Bible est une véritable Révélation qui ouvre notre intelligence à la pensée de Dieu et nous apporte les vraies réponses aux questions que nous nous posons.

Convaincre ou réfuter

L’enseignement appelle des convictions. La Bible n’a pas pour unique vocation de répondre à nos questions ou de satisfaire notre désir de compréhension. Elle se propose d’enraciner en nous les vérités qu’elle enseigne pour en faire de solides convictions intérieures ! Dieu désire que nous passions de l’assentiment intellectuel à la conviction du cœur, quitte à déraciner en nous toutes les croyances erronées auxquelles nous étions attachés.

Redresser ou corriger

De la conviction profonde au changement concret dans la vie de tous les jours, il n’y a qu’un pas. Dieu nous invite à le franchir afin que ses enseignements portent du fruit. La Bible nous enseigne, nous convainc puis nous reprend afin de réorienter nos habitudes quotidiennes. Comme le dit fort bien Ellen White, un auteur du XIXe siècle, « la Bible se propose un but essentiellement pratique. » (Messages choisis, vol. 1, p. 23.) Dieu veut instruire tout lecteur de la Bible sur la nécessité de suivre la voie du bien, c’est-à-dire un comportement juste et honorable. Loin de nous aliéner, cette ligne de conduite rétablit les jalons d’une vie pleine et joyeuse.

Éduquer dans la justice

Par l’enseignement, la conviction et le « redressement », Dieu nous éduque. Il fait pénétrer en nous sa justice, c’est-à-dire son caractère équilibré, droit et pétri d’amour vrai. Car, en fin de compte, l’objectif du Seigneur de la Vie n’est autre que de former en nous un caractère à l’image du sien. Cette œuvre divine est la seule qui réponde aux besoins profonds de la nature humaine. Dieu éduque l’homme dans la justice, c’est-à-dire qu’il restaure en lui les qualités qui lui permettront de réaliser pleinement sa destinée et de révéler toute la mesure La Bible est donc bien plus qu’un livre à lire : c’est un livre à vivre ! À vivre en ayant pour modèle et référence permanente Celui qui est au cœur des Écritures, à savoir Jésus-Christ :

« Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Jean 5.39

Jésus est le seul homme qui a pleinement vécu les enseignements divins. Sa vie éclaire l’ensemble du Recueil sacré et peut, si nous le souhaitons, faire de nous des « lettres vivantes » (2 Co:3.3).

CONCLUSION

Oui, la Bible est tout à la fois une antiquité, un livre d’avant-garde et un livre à vivre ! Chacun a le devoir de se faire une opinion personnelle en la lisant régulièrement. La Bible est un livre qui vaut la peine d’être lu, étudié, médité puis vécu ! Si vous la trouvez difficile à comprendre, sachez qu’il y a de nombreuses personnes et de très bons instruments pour vous aider. Cherchez bien, et vous y découvrirez un sens pour votre vie. Vous ferez la connaissance d’un Dieu d’amour, et de Jésus-Christ, votre Ami.

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