Sommes-nous des éco-chrétiens ?

Autre regard sur Apocalypse 14.6,7

C’est le printemps !
La nature revit et explose littéralement. Elle nous rappelle l’extraordinaire puissance de vie et l’imagination sans limite de notre Créateur. Même si elle est marquée par le mal et par la dégénérescence, la terre est encore très belle, la nature a encore le pouvoir de nous émerveiller. Mais alors, pourquoi la détruisons-nous ??
Je dois vous avouer que je suis souvent étonné par notre manque de conscience écologique et environnementale, en tant que chrétiens. Ne nous y trompons pas. Ce ne sont pas seulement les grands de ce monde ou les industries polluantes qui détruisent la planète. Nous y avons aussi contribué pour notre part. Se pourrait-il que notre relative insouciance à ce sujet soit liée à notre compréhension prophétique du message biblique ? J’ai entendu plus d’une fois l’argument suivant : «De toute façon, on sait qu’on ne sauvera pas la planète. La Bible le dit. Nous attendons une Nouvelle Terre, recréée par Dieu. Alors, pourquoi s’évertuer à préserver celle-ci?» À la limite, polluons, détruisons cette Terre et hâtons ainsi la venue du Royaume de Dieu!! Je caricature à peine.
Je réponds généralement à ce genre de raisonnement par une question : «Et votre corps ? Est-ce que vous le sauverez ? Alors pourquoi en prenez-vous soin ?» Nous respectons les lois de la santé pour honorer notre Créateur, rester le plus possible en bonne santé et être ainsi capable de servir Dieu et les autres (tout en sachant que ce corps sera détruit tôt ou tard et remplacé par un corps glorieux). De la même manière, nous voulons honorer Dieu en respectant et en préservant la planète qu’il a créée, et dont il nous a faits les gestionnaires.
Relisons le message des trois anges d’Apocalypse 14, ce message divin pour les derniers temps qui se situe au cœur de l’identité chrétienne adventiste. En particulier le message du 1er ange (14.7) : «Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ! Et adorez celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eau !» Nous disons, avec justesse, que l’un des accents de cette grande proclamation finale de l’Évangile est la reconnaissance du Dieu Créateur, dont le jour du sabbat est un signe distinctif.
Mais ne voyons-nous pas que la proclamation du Créateur et l’adoration qui lui est due impliquent, non seulement le respect du sabbat qu’il a institué, mais aussi le respect de la nature qu’il a créée ? À la veille de l’instauration de la Nouvelle Terre, nous devrions être les premiers à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver la nature, et participer le moins possible à la pollution et à la destruction de la création.
La véritable adoration du Créateur pourrait bien se traduire concrètement par des choix et des gestes comme :

  • Cultiver la simplicité et ne pas être des adeptes de la consommation effrénée
  • Éviter au maximum tous les produits chimiques toxiques pour la terre, l’eau ou l’air
  • Limiter au maximum les emballages, surtout plastiques (sauf s’ils sont biodégradables)
  • Recycler et acheter des produits recyclés, réutiliser et acheter usagé
  • Limiter ses déplacements en auto, en avion. Préférer quand c’est possible le covoiturage, les transports en commun, le vélo, etc.
  • Manger le plus possible des produits végétaux, locaux et écologiques
  • Économiser l’eau et l’énergie, se chauffer de manière efficace et non-polluante
  • Bien d’autres petits gestes concrets (il nous suffit de nous informer) manifesteront que nous sommes des adorateurs «en esprit et en vérité», respectueux de notre Père céleste, de ses créatures et de sa création.

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